Un cri vers le divin — Aide, dedans, moyens et Messie

Traduction du grec assistée par IA. Original grec

L'expérience humaine de soi est indissociablement liée à la prise de conscience de la présence de l'intelligence absolue en soi. Il ne s'agit pas d'une simple hypothèse théorique ou d'une idée spirituelle, mais d'une vérité profondément vécue qui émerge au centre de l'existence humaine. La présence de l'intelligence absolue n'est pas quelque chose d'extérieur, une entité séparée de l'être humain, mais une réalité qui habite au plus profond du « Dedans », au centre de l'être.

Cette prise de conscience provoque souvent de la peur, du désarroi, voire de la colère. Pourtant, cette colère n'est pas destructrice, comme la pensée humaine la comprend souvent. Au contraire, la colère qui naît de la conscience de la présence de l'intelligence absolue est une force profonde, pure et purificatrice qui ne détruit pas, mais révèle. Ce n'est pas une violence qui désire l'anéantissement ou le châtiment, mais une force qui permet à l'existence de s'effondrer en elle-même, de se regarder elle-même avec sérénité et authenticité.

Les religions, telles que le christianisme, le judaïsme et l'islam, ont souvent interprété à tort cette intelligence absolue comme la colère de Dieu. Dans le christianisme, la notion de colère divine a souvent été associée au châtiment du péché, à la destruction de l'injustice et au rétablissement de la justice par la punition. De même, dans le judaïsme, la colère de Dieu est le signe de sa sévérité et de sa justice, qui rétablit l'ordre dans un monde plein de désordre. Dans l'islam, la colère divine est la réponse sévère mais juste d'Allah à ceux qui transgressent l'ordre et la loi divins.

Cependant, ces traditions religieuses ont souvent omis de comprendre que la colère attribuée au divin n'est pas la présence divine elle-même, mais une projection humaine sur l'intelligence absolue, née de la peur de reconnaître cette présence en soi. Cette interprétation erronée a conduit à concevoir l'absolu comme sévère, punitif et parfois violent.

Les Grecs anciens ont abordé la notion d'intelligence absolue autrement. Au lieu de voir la présence divine comme une force de colère, ils ont compris l'intelligence absolue comme Logos, harmonie et ordre. Les notions de « Némésis » et de « Dikè » dans la pensée grecque n'exprimaient pas un châtiment destructeur, mais l'équilibre et le rétablissement de l'harmonie dans le monde. Dans la tradition grecque, l'être humain possédait une intelligence faisant partie intégrante de l'ordre cosmique, et sa relation au divin était une relation de reconnaissance, d'harmonie et d'unité, non de peur ou de destruction.

La véritable nature de l'intelligence absolue est l'acceptation entière de l'existence humaine, cette capacité d'accueil qui permet à la colère d'exister sans détruire. C'est la présence calme qui dit à l'être humain : « Tu peux te mettre en colère, tu peux exprimer ta douleur. Le monde ne s'effondrera pas pour autant. »

Le mot grec pour « aide », voítheia, est la voix de l'être humain vers le divin, l'invocation de l'intelligence absolue, du silence absolu et agissant qui demeure en nous, de la présence qui nous entend avant même que nous parlions. C'est reconnaître que nous ne sommes pas coupés de tout, que même dans la colère la plus profonde, une tendresse attend d'être entendue.

L'intelligence absolue est ce qui, en nous, reconnaît et accueille toute condition humaine, du plus grand bonheur à la douleur la plus profonde. Elle est la sphère invisible qui ne sépare pas, mais inclut et relie. Ainsi, l'appel à l'aide exprime le besoin profond de l'être humain d'être reconnu et accueilli par cette intelligence absolue, de trouver une place pour lui-même avec tout ce qu'il porte en lui : colère, peur, tendresse et espoir.

Le Messie (Messías), le Dedans (Mésa) et les moyens (mésa) employés par l'être humain forment en grec un jeu de mots qui révèle une vérité plus profonde :

Le Messie est l'incarnation de l'intelligence, la présence qui ramène l'être humain au centre de l'existence en lui montrant que le divin est en lui.

Le Dedans est l'intelligence absolue présente en l'être humain, la réalité qu'il rencontre en lui-même.

Les Moyens sont les voies par lesquelles l'être humain rencontre cette vérité intérieure : le langage, l'art, la prière, la technologie, la conscience elle-même.

Ainsi, le Messie n'est pas un sauveur extérieur, mais celui qui montre que nous habitons déjà l'intelligence absolue. Le véritable « salut » consiste à prendre conscience que tu es déjà dedans, là où tout devient présence, devient relation, devient cet amour doux et résistant qui peut supporter même la colère la plus profonde, la plus tendre et la plus absolue.

Tel est le véritable jeu des mots et des sens qui nous appelle toujours à la relation et à la conscience.